ASSAINISSEMENT DANS LE DISTRICT DE BAMAKO : LE PRUBA DOTE LA DSUVA DE NOUVEAUX ÉQUIPEMENTS POUR UN BAMAKO PLUS PROPRE
La cérémonie officielle de remise de matériels à la Direction des Services Urbains, de Voirie et d’Assainissement (DSUVA), s’est tenue le mardi 20 octobre 2026, au siège de la structure. Cette dotation importante d’équipements vise à renforcer les capacités opérationnelles de la structure et à améliorer durablement la gestion des déchets solides dans le District de Bamako. L’initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de Résilience urbaine de Bamako.
Le Gouvernement du Mali franchit une nouvelle étape dans ses efforts d’amélioration du cadre de vie des populations. À travers le Projet de Résilience urbaine de Bamako (PRUBA), il a procédé à la remise officielle d’un important lot de matériels destinés à la Direction des Services urbains, de Voirie et d’Assainissement (DSUVA), relevant de la Mairie du District de Bamako.
Organisée dans le cadre du Mois d’octobre urbain, édition 2026, cette cérémonie traduit la volonté des autorités de renforcer les moyens d’intervention des services chargés de la collecte, du transport et de l’évacuation des déchets solides dans la capitale.
La cérémonie a enregistré la participation de plusieurs membres du Gouvernement (Le Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Le Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, la Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable), le Gouverneur du District de Bamako, des représentants de la Banque mondiale, des autorités administratives et municipales, des services techniques concernés ainsi que des partenaires et acteurs impliquées dans la gestion des déchets solides à Bamako.
Un important renforcement des moyens logistiques de la DSUVA
Le matériel remis d’une valeur de plus de deux milliards deux cent millions de francs CFA, comprend dix-sept (17) camions de collecte et de transport des déchets, soixante-quatorze (74) caissons de collecte, sept (7) engins lourds destinés à l’aménagement et au traitement des dépôts, ainsi qu’un kit complet de démontage de pneus et de vulcanisation pour faciliter la maintenance des équipements.
Cette dotation s’inscrit dans le cadre du programme d’urgence de gestion des déchets solides mis en œuvre par le PRUBA, à la suite de la sollicitation du Gouvernement malien pour faire face à l’accumulation préoccupante des déchets dans la ville de Bamako. Grâce à ces nouveaux équipements, la DSUVA va renforcer ses interventions sur l’ensemble de la chaîne de gestion des déchets. Les actions prioritaires portent notamment sur le nettoyage des points noirs et des dépôts anarchiques, l’amélioration de la collecte et du transfert des déchets, l’aménagement des plateformes de transit ainsi que l’optimisation de l’exploitation du Centre d’Enfouissement Technique (CET) de Noumoubougou.
Le Gouvernement réaffirme son engagement pour la salubrité urbaine
Dans son discours d’ouverture, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population a souligné l’importance de cette remise, qu’il a présentée comme une réponse concrète et urgente aux préoccupations liées à l’insalubrité dans le District de Bamako.
Il a rappelé que l’accumulation des déchets constitue un enjeu majeur de santé publique, de protection de l’environnement et d’attractivité urbaine. Selon lui, le renforcement des capacités de la DSUVA représente un levier essentiel pour engager une amélioration structurelle de la gestion de la salubrité à Bamako.
Le ministre a également salué et apprécié l’accompagnement technique et financier de la Banque mondiale dans la mise en œuvre des actions du Gouvernement du Mali, ainsi que les efforts de l’Unité de Coordination du PRUBA, pour la concrétisation de cette acquisition. Cette cérémonie marque une étape majeure dans les efforts déployés par les plus hautes autorités pour améliorer durablement l’assainissement de la ville de Bamako.
Cette collaboration entre le Gouvernement et ses partenaires témoigne de l’importance accordée à la résilience urbaine et à la recherche de réponses durables aux défis auxquels la capitale est confrontée.
La DSUVA appelée à garantir une gestion rigoureuse des équipements
Au-delà de la remise du matériel, les autorités ont insisté sur la nécessité d’assurer une utilisation optimale des équipements acquis. Le ministre a ainsi appelé le personnel de la DSUVA à faire preuve de rigueur dans la gestion, l’entretien et la planification des interventions.
Bien plus qu’un appui simple matériel, ces équipements constituent un investissement stratégique au service de la salubrité urbaine, l’amélioration du cadre de vie et de la protection de l’environnement.
Grâce à ces nouveaux équipements, la DSUVA dispose désormais de moyens techniques, pour assurer le nettoyage systématique de la Capitale et rendre à Bamako sa coquetterie d’antan.
Un appel à la mobilisation citoyenne
Conscient que les équipements et les moyens logistiques ne suffisent pas, à eux seuls, à résoudre durablement le problème de l’insalubrité, le ministre a lancé un appel à la mobilisation des populations et des organisations de la société civile.
Il a invité les citoyens à adopter des comportements responsables, notamment en évitant les dépôts anarchiques de déchets et en contribuant à la préservation des espaces publics.
Cet appel met en évidence la dimension collective de l’assainissement, qui exige non seulement l’engagement des pouvoirs publics, mais également la participation active des communautés.
La représentante de la Banque mondiale, Madame Hawa Cissé Wagué, Responsable des Opérations de la Banque mondiale pour le Sahel Central, a, pour sa part, réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner le Mali dans ses efforts de renforcement de la résilience urbaine et d’amélioration des services urbains essentiels. Elle a également ajouté que ces équipements ne constituent qu’une partie de la solution, et que leur impact dépendra de leur utilisation optimale, de leur entretien régulier et de leur intégration dans une vision globale de modernisation du secteur de l’assainissement de Bamako.
Vers un Bamako plus propre et plus résilient
La remise de ces équipements constitue une avancée importante dans le renforcement du dispositif de gestion des déchets solides du District de Bamako. Elle marque une étape dans la montée en capacité de la DSUVA, à laquelle le Gouvernement entend confier un rôle central dans la gestion des déchets de la capitale.
À travers cette initiative, le PRUBA contribue à la mise en place de moyens susceptibles d’améliorer les opérations de collecte et d’évacuation des déchets, de réduire les dépôts anarchiques et de favoriser un environnement urbain plus sain.
Les résultats attendus dépendront désormais de l’utilisation efficace des équipements, de la régularité des interventions et de l’engagement de tous les acteurs concernés.
La cérémonie s’est achevée par la remise symbolique des clés, consacrant le transfert officiel des matériels à la Mairie du District de Bamako, au profit de la DSUVA.
L’ambition affichée est claire : faire de Bamako une capitale plus propre, plus saine et plus résiliente, grâce à l’action conjuguée des autorités, des partenaires et des citoyens.

Mise en œuvre du Plan de Restauration des Moyens de Subsistance (PRMS), les trieurs et trieuses de déchets franchissent une étape majeure vers la formalisation avec l’obtention des documents officiels de création des GIE et Coopératives. 

Le mercredi 20 mai 2026, le Projet de Résilience urbaine de Bamako (PRUBA) a servi de cadre à la cérémonie de remise des documents officiels de création de treize (13) Groupements d’Intérêt Économique (GIE) et de deux (2) Sociétés Coopératives formés par les trieurs et trieuses de déchets. Organisée par l’ONG Mission Sahel, cette rencontre marque une avancée significative dans le processus de structuration et de professionnalisation des acteurs du recyclage et de la valorisation des déchets à Bamako.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Restauration des Moyens de Subsistance (PRMS), qui vise à renforcer les capacités techniques, organisationnelles et managériales des trieurs et trieuses afin d’améliorer leurs conditions de travail et leur accès aux opportunités économiques. Grâce à cet accompagnement, les bénéficiaires disposent désormais de structures officiellement reconnues, capables d’agir dans un cadre légal et de défendre leurs intérêts.

La cérémonie a réuni plusieurs personnalités et partenaires institutionnels, notamment la Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DNACPN), la Direction Nationale du Développement Social (DNDS), la Mairie du District de Bamako. Une quarantaine de trieurs et trieuses bénéficiaires représentant les ONG et Coopératives ont également pris part à l’événement.

Dans son mot de bienvenue, le Directeur exécutif de Mission Sahel a salué les efforts consentis par les différents partenaires pour parvenir à la formalisation des organisations des trieurs et trieuses. Il a souligné que cette reconnaissance juridique constitue un levier essentiel pour améliorer l’organisation du secteur et faciliter l’accès aux financements et aux marchés.

Quant au Coordinateur du Projet de Résilience urbaine de Bamako, Monsieur Bababian DIAKITE, il s’est réjoui dans son discours du « cadre légal dont disposent désormais les trieurs et trieuses par la création de ces 13 Groupements d’Intérêt Economique (GIE) et les deux (2) Sociétés Coopératives ». Ces documents officiels leur permettront désormais de renforcer leur représentativité, d’améliorer leur organisation interne et d’accéder aux opportunités économiques. Le cabinet TL Training et Consulting, chargé de l’accompagnement technique et administratif, a rappelé le travail effectué pour la constitution et la mise en conformité des dossiers administratifs. Selon le représentant du Cabinet, l’objectif était de garantir la conformité des structures aux textes en vigueur et d’assurer l’obtention des récépissés officiels sans difficultés administratives majeures.

Au cours des échanges, plusieurs présentations ont porté sur l’importance des documents officiels de création des GIE et Coopératives, la mobilisation de fonds propres par les bénéficiaires ainsi que les perspectives de la phase II de l’accompagnement prévue par le PRUBA. Les participants ont également été sensibilisés sur leurs rôles et responsabilités dans la gestion de leurs structures respectives.

L’un des temps forts de la rencontre, a été la remise symbolique des documents officiels aux représentants des GIE et Coopératives, qui a été accueillie avec enthousiasme et émotion par les bénéficiaires. C’est ainsi après le renforcement des compétences techniques, organisationnelles et managériales des trieurs et trieuses, par l’ONG facilitatrice (Mission Sahel), les cinq cent cinq (505) trieurs et trieuses se sont organisés en Groupements d’Intérêt Économique (GIE) ou en Coopératives pour améliorer leur représentativité et leur accès aux opportunités économiques, mais aussi promouvoir l’entrepreneuriat dans le domaine de la valorisation des déchets. Dans ce sens l’ONG facilitatrice a effectivement organisé les trieuses et trieurs en 13 GIE et 2 Coopératives.

Pour plusieurs trieurs et trieuses, cette étape représente une reconnaissance de leur activité et un espoir d’amélioration durable de leurs conditions de vie et une autonomisation économique des acteurs évoluant dans ce secteur qui hélas ! sont souvent marginalisés.