Mise en œuvre du Plan de Restauration des Moyens de Subsistance (PRMS), les trieurs et trieuses de déchets franchissent une étape majeure vers la formalisation avec l’obtention des documents officiels de création des GIE et Coopératives.
Le mercredi 20 mai 2026, le Projet de Résilience urbaine de Bamako (PRUBA) a servi de cadre à la cérémonie de remise des documents officiels de création de treize (13) Groupements d’Intérêt Économique (GIE) et de deux (2) Sociétés Coopératives formés par les trieurs et trieuses de déchets. Organisée par l’ONG Mission Sahel, cette rencontre marque une avancée significative dans le processus de structuration et de professionnalisation des acteurs du recyclage et de la valorisation des déchets à Bamako.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Restauration des Moyens de Subsistance (PRMS), qui vise à renforcer les capacités techniques, organisationnelles et managériales des trieurs et trieuses afin d’améliorer leurs conditions de travail et leur accès aux opportunités économiques. Grâce à cet accompagnement, les bénéficiaires disposent désormais de structures officiellement reconnues, capables d’agir dans un cadre légal et de défendre leurs intérêts.
La cérémonie a réuni plusieurs personnalités et partenaires institutionnels, notamment la Direction Nationale de l’Assainissement et du Contrôle des Pollutions et des Nuisances (DNACPN), la Direction Nationale du Développement Social (DNDS), la Mairie du District de Bamako. Une quarantaine de trieurs et trieuses bénéficiaires représentant les ONG et Coopératives ont également pris part à l’événement.
Dans son mot de bienvenue, le Directeur exécutif de Mission Sahel a salué les efforts consentis par les différents partenaires pour parvenir à la formalisation des organisations des trieurs et trieuses. Il a souligné que cette reconnaissance juridique constitue un levier essentiel pour améliorer l’organisation du secteur et faciliter l’accès aux financements et aux marchés.
Quant au Coordinateur du Projet de Résilience urbaine de Bamako, Monsieur Bababian DIAKITE, il s’est réjoui dans son discours du « cadre légal dont disposent désormais les trieurs et trieuses par la création de ces 13 Groupements d’Intérêt Economique (GIE) et les deux (2) Sociétés Coopératives ». Ces documents officiels leur permettront désormais de renforcer leur représentativité, d’améliorer leur organisation interne et d’accéder aux opportunités économiques. Le cabinet TL Training et Consulting, chargé de l’accompagnement technique et administratif, a rappelé le travail effectué pour la constitution et la mise en conformité des dossiers administratifs. Selon le représentant du Cabinet, l’objectif était de garantir la conformité des structures aux textes en vigueur et d’assurer l’obtention des récépissés officiels sans difficultés administratives majeures.
Au cours des échanges, plusieurs présentations ont porté sur l’importance des documents officiels de création des GIE et Coopératives, la mobilisation de fonds propres par les bénéficiaires ainsi que les perspectives de la phase II de l’accompagnement prévue par le PRUBA. Les participants ont également été sensibilisés sur leurs rôles et responsabilités dans la gestion de leurs structures respectives.
L’un des temps forts de la rencontre, a été la remise symbolique des documents officiels aux représentants des GIE et Coopératives, qui a été accueillie avec enthousiasme et émotion par les bénéficiaires. C’est ainsi après le renforcement des compétences techniques, organisationnelles et managériales des trieurs et trieuses, par l’ONG facilitatrice (Mission Sahel), les cinq cent cinq (505) trieurs et trieuses se sont organisés en Groupements d’Intérêt Économique (GIE) ou en Coopératives pour améliorer leur représentativité et leur accès aux opportunités économiques, mais aussi promouvoir l’entrepreneuriat dans le domaine de la valorisation des déchets. Dans ce sens l’ONG facilitatrice a effectivement organisé les trieuses et trieurs en 13 GIE et 2 Coopératives.
Pour plusieurs trieurs et trieuses, cette étape représente une reconnaissance de leur activité et un espoir d’amélioration durable de leurs conditions de vie et une autonomisation économique des acteurs évoluant dans ce secteur qui hélas ! sont souvent marginalisés.